DROIT DE VISITE


La médecine est une putain son maquereau c'est le pharmacien.

En tout cas c'est ce que Renaud nous dit.

La justice est là pour casser les couilles de beaucoup de monde mais son utilité première est de permettre aux « plus faibles » de faire entendre leur voix.

Passée la phase hormonale de la passion sexuelle, les couples bâtissent quelque chose ou se séparent.

Dans le deuxième cas, un juge vient souvent mettre son nez dans des affaires qui devraient rester privées.

Tout comme les plus jeunes vont à la crèche, les plus détraqués cellulaires à Gustave Roussy et les plus anciens en maison de retraite, il semble difficile de nos jours de régler certaines choses entre quatre-z-yeux.

Le JAF, Juge aux affaires familiales, est très souvent sollicité pour attribuer à l'un des parents, la plupart du temps celui de sexe masculin, un droit de garde ou de visite concernant le fruit de leur amour.

Notez que enfant ou pas, chair de leur chair, les choses commencent toujours de la même manière, du câble qui se déroule et des centilitres, rarement plus de deux ou trois.

Qui aujourd’hui pourrait encore nous dire combien ça fait en décilitres ?

L'aspect bêtement physiologique de l'origine de la vie n’empêche pas Son Honneur de décider qui assumera les conséquences de ce moment de plaisir ou d'égarement.

Et l'autre n'aura pas d'autre choix que d'organiser sa vie autour de ce jugement, que ça l'arrange ou pas.

Quel chemin parcouru entre ce coup de quéquette originel et la fastidieuse mise en branle de la lourde machine judiciaire.

Mais au final, les choses se font, plus ou moins acceptées mais elles se font.

La justice remplit sa mission en protégeant un droit essentiel autant pour l'enfant que pour le parent pas si isolé que ça.

Quand il n'y a pas d'enfant, ni de bien ou de pactole à se disputer, l’être quitté n'a que ses yeux pour pleurer.

Et pourtant, peut-on imaginer plus grand malheur ou plus grande tristesse. Que de magnifiques chansons écrites par tant d'artistes, d'amis sensés lui remonter un moral plus qu'en berne.

La bouteille, la gourde, le flacon voire la bonbonne, et tant d'autres pis-aller sont là pour lui tendre leurs bras accueillants.

Le fisc ne fait pas de cadeau aux célibataires et l'institution familiale est là pour garantir le renouvellement des générations. L’être éconduit ne peut compter sur la justice que si la parentalité ou la famille sont en danger. Et pourtant celui ou celle qui pleurniche à longueur de journée devra se débrouiller tout seul si il n'y a pas d'enfant.

Quelle injustice.

En plus le quittant se retire rarement dans un monastère tibétain.

« Chéri, je me retire de ce monde de brutes pour méditer. »

Ça serait trop beau.

En général, pas de départ sans une histoire de chair qui, comme on le sait, est toujours faible.

Des rapports du coup sexuels en veux-tu en voilà qui ravissent l'un tout autant qu'ils permettent à l'autre de passer de la bouteille au cubi. Un sérieux coup de pouce.

En ces temps incertains, rien ne nous empêche de faire dans la douce utopie.

Au diable l'enfant roi. On s'en fout de nos chères têtes blondes, rousses dans certains cas critiques.

Réquisitionnons les JAF dans le but beaucoup plus louable d'adoucir la dure vie de celui qui reste. Après tout qui est-ce qui les paye ces parasites des TGI ? Pourquoi un célibataire sans enfant, déjà bien assaisonné par le FISC, n'aurait-il pas certains droits ?

Entre le devoir de fermer sa gueule et le crime passionnel qui finalement ne rapporte pas tant que ça en années de prisons.

Une de perdue, dix amitiés pénitentiaires de retrouvées.

Après tout y’en a ras le bol de toujours parler d’argent et en cette période tristounette ne laissons pas passer l’occasion d’évoquer des sujets qui eux font véritablement le bonheur.

Ne sommes-nous pas dans une chambre, fut-elle d’accusation ?

Madame Machin, représentée par Maître Bidule, Monsieur Truc représenté par Maître Chose, vous comparaissez ce jour devant la septième chambre.

Le requérant demande un droit de cuissage un week-end sur deux, la première semaine des petites vacances et le premier mois des grandes.

La justice toujours si prompte à garantir l’équité en protégeant le confort matériel des deux ex-tourtereaux, ne peux que retrouver son lustre d’antan en évitant la disette sexuelle à celui qui en souffre.

En outre, ça permettrait à ceux qui s’aiment de ne pas sombrer dans le piège de la routine, qui comme la rouille ne s’attaque pas qu’aux grilles.

« Chéri j'te rappelle que la semaine prochaine je pars au Cap d’Agde avec Maurice. N’oublie pas de tondre la pelouse, le rendez-vous chez le toubib des enfants, ma mère qui vient mercredi prendre le thé, … »

Quelques jours avant de prendre des résolutions que nous ne respecterons jamais, on peut rêver d’un monde meilleur où certaines institutions sévèrement malmenées recentreraient leurs objectifs sur le bien-être de chacun

Moins d’auto-manipulation

Cerise sur le gâteau, on pourrait réinvestir les économies faites par la sécu dans le traitement des tendinites au poignet dans la lutte contre le cancer du colon

Et comme le disait Jean-François,

« J’ai confiance dans la justice de mon pays »

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