COMMENT GAGNER UN PEU D'OSEILLE EN CETTE PÉRIODE POURTANT MAUSSADE ?


Certains humanistes, très sensibles au portefeuille de nos concitoyens les moins favorisés, se sont indignés avec force quand les APL ont été honteusement rognées de cinq euros.

Ta gueule Word, on dit une APL !

Cinq euros.

A peine de quoi se payer un riton sur la terrasse d’une Brasserie parisienne. Ou une bouteille d’Ice Tea dans un Kebab de banlieue.

Ces mêmes garants de la cohésion sociale ont failli s’étouffer en buvant leur goulasch quand nos glorieux anciens ont été délestés de quelques euros sur leur maigre retraite. Grâce à une perfide augmentation de la CSG.

Un couple de Seniors que je connais assez bien, a risqué la crise cardiaque en vociférant contre cette mesure néo-libérale. En pleine canicule !

Autant dire qu’on a frisé la catastrophe estivale.

Ce même couple, non je vous jure qu’on n’est pas dans le libertinage, a vu ses impôts baisser de 1500 € quelques semaines après, ce qui leur a permis de changer les quatre pneus de leur puissante berline au losange.

Et que dire du scandale du diésel !

Celui qui fait 58 000 kilomètres par an va voir son budget carburant augmenter d’environ 24 euros mensuels.

J’ai honte de dire que je suis un adepte de cette motorisation, par contre, je galère pour faire 12 000 kilomètres en une année. Autant dire que pour en faire cinq fois plus, il faut au moins être représentant chez Pernod-Ricard. Et en plus, on gagne sur l’anisette ce qu’on perd sur le coco.

Ou chauffeur de taxi, voir infirmier libéral, mais chacun sait que le filtre à gasoil morfle grave dans le cas d’une multiplication de petits trajets urbains.

Si le pauvre bougre percevait une aide au logement, on passe à trente euros de moins tous les mois, ce qui fait pile-poil un budget Loto.

Non seulement il doit réduire la taille des côtes de bœuf qu’il aime tant, mais en plus, il se prive du droit de rêver.

Celui de se moquer du prix du kérosène en montant dans son jet privé pour aller faire une petite chasse au buffle en Afrique du Sud.

Trente euros.

C’est à peu près l’augmentation de salaire nette moyenne sur notre fiche de paye d’octobre.

Evidemment, j’aurais apprécié un zéro de plus, mais je suis très étonné du manque d’honnêteté intellectuelle des indignés.

On ne peut pas fustiger la baisse de cinq euros d’une prestation, dire que c’est un drame social, et ne pas se réjouir de constater une hausse six fois supérieure du chèque de fin de mois.

Il est temps d’arrêter la politique à la petite semaine et le Manu bashing systématique.

Qu’on soit de droite, de gauche ou en marche, arrêtons un peu de perdre bêtement notre énergie et concentrons-nous pour améliorer significativement notre quotidien.

Mettons-nous à l’abri de tout ça, d’une fluctuation de quelques euros de notre pouvoir d’achat

Donnons-nous la liberté de claquer la porte du boulot, de dire merde à notre chef.

N’attendons pas la retraite passivement, en espérant secrètement qu’elle arrive avant 70 ans.

Il est urgent d’agir.

Je vous conseillerais bien d’acheter trois ou quatre appart sur Paris afin d’envisager l’avenir avec sérénité, mais je ne suis pas sûr que votre banquier vous suive dans ce magnifique projet.

Et là, il m’est difficile de ne pas m’apitoyer sur mon triste sort.

Si j’avais été un peu plus raisonnable, beaucoup plus intelligent ou mieux conseillé au bon moment, j’aurais peut-être fait l’acquisition de quelques mètres-carrés dans la Capitale, de quelques kilos d’or ou de quelques caisses de pinard.

Sans les boire, sinon à part un mal de crâne, ça rapporte pas des masses.

Mais ce n’est pas parce que j’ai été un jeune écervelé que je ne peux pas devenir un vieux malin.

Ni de vous en faire profiter, fidèles lecteurs.

On sait que l’immobilier parisien prend environ 10% l’an, mais à 15000 € le m2, il faut être millionnaire, ou se rabattre sur des petites surfaces qui deviennent de plus en plus rares.

Il y a quelques années, certains visionnaires ont appliqué le principe que « tout ce qui est rare est cher », et ont acheté des places de parking.

Mais c’est déjà trop tard.

Heureusement, malgré les efforts du Professeur Joyeux, grand cancérologue de Montpellier, il reste un secteur en pleine expansion.

Celui des Pompes Funèbres.

La concession perpétuelle au Père Lachaise coûte aujourd’hui la modique somme de 15837 € pour 2m2, ce qui fait une augmentation de 105 % en 15 ans.

C’est le tarif des cimetières parisiens.

Mieux encore, à Bagneux, Saint-Ouen, La Chapelle et Ivry, on n’est presque à 8000 balles, avec une hausse de 121 % dans la même période.

Pour Thiais et Pantin, ce n’est que 84 %, soit un peu mieux que le Livret A.

Si j’avais su, je me serais offert une cinquantaine de concessions dans ces différents établissements.

Pas facile à louer à des locataires pas toujours très solvables, mais très intéressant à la revente.

Comme pour l’immobilier, j’ai bien peur d’arriver un peu tard.

Ou alors, il faut prospecter dans les cimetières de Pontault-Combault ou de Brie-Comte Robert pour tâter le terrain.

Mais on peut aussi pousser la réflexion et se chercher un secteur dans lequel anticiper avec raison.

Un bon conseil, laissons tomber l’inhumation pour nous concentrer sur la crémation.

Tout d’abord, c’est une pratique funéraire en pleine expansion chez nos compatriotes, qui la choisissent à 40 %. Alors qu’ils sont plus de 70 % chez pas mal de nos voisins.

Mais surtout, nous vivons une ère de dérèglement climatique, comme en attestent les roses magnifiques qui ornent encore le parc de mon immense propriété valdemarnaise.

Et là, on peut sans risque faire un petit pari, surtout si les électeurs parisiens ont la bonne idée d’offrir un deuxième mandat à Anne Hidalgo.

Dans quelques années, le gasoil sera à 14 € le litron, et le tout-électrique aura pris le pouvoir. Une énergie propre, grâce au nucléaire français et au charbon allemand.

Sans oublier la fabrication des batteries, moyennement écolo.

Alors il faudra bien trouver autre chose parmi tout ce qui rejette du CO2.

Certains conseillers municipaux envisagent, parait-il, de taxer les possesseurs nocturnes de plantes vertes, ou les flatulences excessives, ce qui signerait la mort de la cuisine mexicaine.

Pas de quoi s’enrichir avec ça, à moins de devenir dealer de carbolevure.

Par contre, on sait aujourd’hui que le bilan carbone de la crémation est avec 293 kg de CO2 quasiment trois fois moins élevé que celui de l’inhumation !

Il faut s’attendre à ce que la belle Anne taxe sans vergogne les mises en terre, et il semble inévitable que le recours à cette pratique se développe encore.

Et c’est là où un investissement massif et bien pensé peut rapporter gros.

S’associer avec un maçon et se construire un crématorium est sans doute plus pertinent que de se bâtir une baraque.

Mais pourquoi se fixer des limites, il faut voir grand, lancer une chaîne d’établissements mortuaires, avec tous les articles en vente, à des prix serrés.

Avec des drives.

Comme au MacDo, en famille avec les enfants qui piaillent derrière.

Avec le corps du défunt dans le coffre.

Un conseil, c'est mieux de le faire le jour-même. Sinon, ça pourrait vous coûter cher en nettoyage. Et rendrait l'attente moyennement agréable, sauf si vous aimez les grosses mouches bleues.

Une première borne, avec des photos de cercueil, de fleurs, de décorations et d'urne.

Il vous reste juste à choisir la religion à l’interphone.

Au guichet suivant, vous payez, vous ouvrez votre coffre et des gars tristounets en costard noir viennent chercher le corps.

Vous entrez dans une zone où on vous organise une cérémonie, moteur arrêté, c'est mieux si vous faites de même avec l'autoradio qui crachait un rap assez peu funéraire.

Le cercueil part au four.

Dernier guichet, une fenêtre s'ouvre et vous repartez avec votre urne.

Le tout pour un prix raisonnable, duquel on a défalqué la prime de transition crématoire.

Un conseil, n’attendez pas trop longtemps pour vous lancer.

Ne faîtes pas comme d’habitude, soyez réactifs.

Investissez sans attendre.

Une success story à la française, digne de celles de Bill Gates et de Mark Zuckerberg…

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