MÉFIONS-NOUS DES APPARENCES ( QUATRIÈME PARTIE )


Mais au diable le cynisme, il est grand temps de faire de la politique.

Vivre reclus dans une luxueuse propriété de l’Est parisien n’exclut pas de s’intéresser à la vie de la cité.

Certains jaloux peuvent y voir une once de condescendance, de l’ordre de celle du seigneur pour ses serfs, qu’un s ne protégeait pas forcément du port de la corne. Surtout quand le preux chevalier reluquait leur femme de 14 ans après 8 mois de croisades plutôt chastes, lassé de ses rugueux compagnons de bivouac, hirsutes et couverts de boue.

Lui qui adore l’eau de Cologne et les mains bien savonnées…

Mais ne nous égarons pas dans des contrées qui pourraient en émoustiller certains. Soyons sages, et revenons à la politique.

La retraite, telle que nous la connaissons aujourd’hui, est un système solidaire crée par ce bon Général de Gaulle, qui lui-même avait renoncé à la sienne.

Plus d’un demi-siècle avant Manu !

A une époque où les actifs étaient légions, et où le retraité passait rapidement de vie à trépas, le plus souvent dans une boite en sapin.

Le jour viendra où la moitié des Français qui taffent devront entretenir l’autre moitié, le tout pendant 40 annuités.

Gouverner c’est prévoir.

Imaginer qu’un salaire suffise à vivre, à payer ses impôts, toutes les charges et la retraite d’un compatriote !

Ou alors il faut faire passer le SMIC à 8500 €, sauf que la retraite à couvrir sera proportionnelle.

Alors à 14500, mais la retraite….

Solidarité, répartition, capitalisation, par points,…

La sémantique et ses dérives amènent très souvent un décalage infranchissable entre l’émetteur et le récepteur. La rupture est à chaque fois consommée avant la première virgule, ou que la fin de la première phrase ne soit prononcée.

De ce point de vue, si notre cher gouvernement a mis le paquet dans l’opacité, on peut dire que Philippe Martinez et ses disciples ont montré une mesure qui les honore.

Après, d’un point de vue moral, il n’est pas correct de changer après coup les termes d’un contrat social.

Le respect d’un engagement est la seule base possible d’une confiance mutuelle.

Les salariés de la RATP, SNCF ou d’ENGIE, honteusement exploités par un capitalisme de plus en plus sauvage, sont de salutaires lanceurs d’alertes qui se battent plus pour le bien d’autrui que pour leurs maigres avantages.

Ceux qui osent ne serait-ce penser, que certaines niches auraient besoin d’un petit coup de balai, sont les larbins de cadres sup et autres patrons du CAC 40 qui s’en mettent plein les fouilles.

Malheureusement, et malhonnêtement, nos chers syndicalistes sont plus prompts à ruer dans les brancards qu’à reconnaître certains abus invraisemblables dans les rangs de ceux qu’ils défendent.

Quant à leur propre statut, celui des salariés de leur organisation ou des Comités d’Entreprise, il est sans doute plus confortable de fustiger celui des élus de la République.

Notre insoumis préféré traite Manu de démago à longueur d’ondes et de journée.

S’il, y en a un qui peut se le permettre, c’est bien lui.

Cet homme si dévoué.

Aux autres, à de nobles causes. A tel point qu’il a sacrifié sa vie professionnelle pour entrer en politique et lutter contre l’injustice.

Une juste récompense dans ce monde de brute, notre Chavez national, parti de rien, est devenu millionnaire en patrimoine.

A la force du poignet, il s’est construit une maigre retraite d’à peine 5 fois le SMIC. La preuve que dans notre pays, l’ascenseur social n’est pas si mort qu’on veut bien le dire.

L’union fait la force, et les alliés sont souvent de circonstance.

Les salariés sus cités risquent sans doute de perdre quelques dizaines, centaines d’euros sur leur pension. Mais que dire des conditions de travail de ceux qui les ont bêtement rejoints au nom de cette magnifique convergence des luttes.

Ces feignasses de profs et d’infirmières, ces fachos de flics.

Il a suffi à certains d’enfiler un gilet jaune, de transformer les ronds-points en paradis de la merguez, de tout péter et de faire vaciller le pouvoir pour débloquer 15 milliards.

La série du samedi en plus de 50 épisodes qui a passionné les français, cloué le bec aux commerçants et poussé les syndicats à ravaler leur salive.

La saison II, est celle du retour de la revanche.

Les exclus de la I sortent du bois et se vengent.

Et les dindons sont les mêmes, ils se complaisent dans leur farce, acteurs ridicules d’une nouvelle fable de Noël.

Il faudrait être sacrément naïf pour se dire qu’un gars s’était levé un beau matin en se disant qu’il allait se faire les retraités.

Manu n’aime pas les vieux, il a décidé de les pourfendre…

Ou alors il en a eu marre et a enfin décidé de se venger de ce que sa femme lui fait subir !

A l’inverse, on peut penser que ce gars a, en diverses occasions, été débordé par des éléments qu’il semble ne pas maîtriser. A juste titre.

Mais oser imaginer qu’il multiplie les bourdes pour faire passer sa réforme.

Pas persuadé.

Rappelons-nous de son élection, et s'il était plus stratège qu’on veut bien le dire ?

Et nos syndicalistes moins altruistes.

Les professions qui ont convergé se sont fait avoir une nouvelle fois.

Comme d’hab.

Les artisans, certains indépendants et les agriculteurs sont des lâches, aveugles à la détresse d’autrui.

Ces jaunes n’ont aucun sens du bien commun, aucune pitié pour la défense d’avantages si chèrement acquis.

750 € de pension !

De toutes façon ces couilles-molles ne prennent même pas le temps d’en profiter.

Ils préfèrent se suicider.

Heureusement que d’autres sont plus courageux.

On apprend que les pilotes de ligne sont sur le point de se joindre au mouvement.

Il était temps !

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