IL JURA MAIS UN PEU TARD...


Il y a encore très peu de femmes pilotes de Formule 1. C’est comme pour les Fontaine, à part Brigitte…

Justo a claqué 13 pions en Suède, avant d’en écluser des centaines.

Jeannot, quant à lui, nous a pondu quelques écrits, dont certains restés fameux.

La chauve-souris et le pangolin est une fable dont on ne connait pas encore la morale. Mieux, certains écrivent la leur non pas en fonction de ce qu’ils observent, mais de ce qu’ils ont dans la caboche.

Mais surtout, beaucoup perdent une occasion en or : celle de fermer leur gueule.

Tant de conneries ont été débitées. Et pas seulement par une porte-parole qui aura profité de la crise pour gagner ses galons de chef d’escadrille.

Nul ne sait vraiment comment ce bal finira, et n’oublions jamais que ce n’est qu’à la fin qu’on payera les musiciens…

L’urine d’un chiroptère de moins de 10 centimètres paralyse une économie planétaire et mondialisée qui pèse plusieurs milliers de milliards !

Un singulier mammifère à écailles lui donne un coup de main, juste parce qu’il a un petit creux.

Un asiatique perfide, met une touche finale à tout ça, lui aussi dominé par un estomac despotique.

Un facteur anticapitaliste tirera la même conclusion qu’un célèbre insoumis : le libéralisme et son allié le mondialisme sont la cause de tous nos tourments.

Ils sont en train de réussir ce que l’impérialisme américain avait presque réussi à faire dans les années 80, malgré l’action globalement positive de l’Union Soviétique.

La fille d’un borgne illustre nous expliquera sûrement que les migrants sont une onzième plaie. Après les mouches, les sauterelles et les furoncles, ces traîne-savates à l’hygiène douteuse nous ont offert un virus couronné.

Les petits frileux qui ont enfilé leur gilet jaune, après s’être coiffé d’un bonnet rouge, attribueront la paternité de la crise à Manu et à sa clique de banquiers : des fachos déguisés en costard qui n’hésitent pas à envoyer les Français au casse-pipe le 11 mai.

Après s’être épuisés en télé-enseignement, les profs ne vont pas tarder à ressortir les stylos rouges de leur trousse pour dénoncer un scandale d’Etat : envoyer les soignants, les chauffeurs, les caissières et les éboueurs au mastic passe encore ; mais mettre en danger la santé de doctes enseignants ayant passé au moins cinq ans sur les bancs de l’Université !

Quelle honte…

En ces temps agités, l’actualité est un peu monolithique.

Le peuple gronde gentiment pour l’instant, mais attention à la révolte. Il y a peu de chance que le jour d’après ne soit que liesse populaire, avec des gens qui s’aiment les uns les autres.

Les files s’allongent en attente d’aide alimentaire.

Si le virus est égalitariste et frappe indifféremment que vous soyez riche ou pauvre, ses conséquences ne seront pas les mêmes pour tous. Ceux qui ont la dalle seront moins enclins à boire des coups dans les bars et à revivre Woodstock un demi-siècle après.

Il a plu une fois en deux mois.

Mars, que sont devenues les giboulées ?

Avril, ne te découvre pas d’un fil !

Depuis le temps que l’homo sapiens prend soin de sa planète, on sait que la voie est libre pour des virus tapis dans l’ombre de jungles improbables.

Mais notre bonne vielle terre n’a pas fini de nous remercier de notre bienveillance.

On attend avec une certaine impatience une douzième plaie, et les suivantes.

Qu’elles soient climatiques, démographiques ou tout ce que vous voulez en ique.

La Fontaine l’avait pourtant dit :

Il « jura mais un peu tard qu’on ne l’y prendrait plus. »

Pas Philippe, Jean.

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