AUTANT S'EN BEURRER LA RAIE


On vit une époque formidable.

Ce n’est pas moi qui le dis, c’est Jean-Marc Reiser.

C’est vous dire si c’est vrai.

Ou plutôt, ça l’était déjà en 1978, alors que Raymond Barre se battait contre les premiers déficits du budget de l’Etat.

Premier choc pétrolier en 74, premier coup de canif dans les comptes publics, deuxième en 77 … Juste quelques pauvres milliards, avant que le gros Raymond nous fasse coup de la rigueur.

Un demi-siècle plus tard, Jospin restera comme le meilleur élève de la classe. Le seul à contenir le fameux déficit sous la barre des 3%.

Chevènement et Taubira l’ont tellement siphonné qu’il ne sera jamais président.

Fillon reparti jouer aux petites voitures, Manu pensait bien faire comme Yoyo.

Mais une chauve-souris, un pangolin et un chinois en ont décidé autrement.


Après 30 Glorieuses, la crise, le chômage, les périodes de rigueur succèdent à la surchauffe de la planche à billet.

Depuis 50 ans !

Notre bonne vieille Terre n’a eu besoin de personne pour tourner un peu moins rond.

Tout comme les Congolais de machettes pour décéder accidentellement par milliers. Les Ouïghours eux, sont rééduqués avec bienveillance dans de pittoresques villages de vacances chinois : le Lubéron n’a qu’à bien se tenir.

En France, une femme meurt chaque jour des mains de son compagnon, alors que les enfants doivent en attendre cinq.

Ça en fait des sales gosses et des filles légères !


Heureusement que la lutte contre les discriminations progresse, ça nous réconcilie avec l’humanité. Certaines minorités honteusement stigmatisées se sentent mieux défendues : la banquise fond, ce qui protège les phoques de l’ours blanc.

Ce gros salaud en est réduit à faire les poubelles dans les faubourgs de quelques villes d’Alaska.

Bien fait pour lui !


L’orang-outan a le grand honneur de partager 96 % de notre patrimoine génétique.

Plus que le survivaliste.

Il vit 50 ans dans son milieu naturel.

Plus que le survivaliste qui meurt à 48 ans dans le Puy de Dôme.

Alors il serait temps qu’il arrête de se plaindre, et partage un peu sa forêt avec ses cousins humains.


Un demi-siècle d’errements et de contradiction.

Entre socialisme et capitalisme.

Moins d’impôts, plus d’Etat.

Plus de liberté, moins de risque.

Plus de protection, moins de police.

Brigades rouges, chemises noires.

Blancs bonnets, bonnets rouges.

Black blocs, gilets jaunes…


Un virus bouleverse l’ordre établi.

Pas parce qu’il est dangereux, juste parce que cet ordre est absurde.

Un organisme de quelques microns, sous prétexte de prolonger la vie palpitante de quelques grabataires, va tout submerger.

Il révèle le degré de folie qui préside un monde qui se veut moderne.

Il le pulvérise, démasquant son extrême fragilité.


Une absurdité qui est partout, et qui ronge les fondations de l’humanité.

Dans le système comme on dit, mais aussi et surtout dans les têtes.


Le poisson rouge se prélasse dans son bocal. Il remue sa nageoire caudale sans se douter une seconde qu’on le balancera dans la Marne au début des grandes vacances.

Si la vache pète, le veau qui paît dans une verte prairie ne sait pas qu’il finira son existence dans une boîte de ravioli. Puis dans un micro-ondes sous une épaisse couche de fromage fondu.

Contrairement à son propriétaire, il n’a pas de libre arbitre.

Sait-il seulement qu’il va mourir un jour ?

L’homme n’a pas seulement une âme, il est doté d’esprit.


Fonctionnaire territorial à la retraite, Maurice est un honnête citoyen, avec 12 points sur le permis et une prostate qui le chatouille.

Il a six frères et sœurs.

Il sait bien que François Mitterrand a été un résistant tardif, et son père un éjaculateur précoce.

A 45 ans, il s’est résigné à faire son rappel de BCG, mais il est de plus en plus persuadé qu’on nous cache des choses sur les effets secondaires des vaccins.

Si sa voisine a une sclérose en plaque, son garagiste Alzheimer et son cousin Parkinson, c’est bien qu’il y a un truc pas trop clair là-dedans.


Le déficit public a dépassé le PIB, il se chiffre maintenant en milliers de milliards.

Le COVID est passé par là, et n’a pas arrangé les choses.

Maurice a peur.

Et il se sent discriminé, pire, stigmatisé.

Indécent, le jeunisme ambiant va bientôt les enfermer, lui, son pote Jean-Jacques et sa chère Lucienne dans de véritables camps de concentration.

Le retour de Dachau.


Les parents de Divine ont pris quelques coups de machette.

Samuel a fait une mauvaise rencontre.

Petit ours polaire est mort de faim.

Maurice n’a pas de place avant le 14 février pour sa première injection.

Et en plus à Pontault-Combault, à plus de 15 kilomètres de chez lui !




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