DU REVE AU CAUCHEMARD


Le Triporteur, vous connaissez ?


Darry Cowl est un garçon livreur qui se retrouve à Nice dans les buts de l’équipe qu’il supporte. Il finit par gagner la Coupe de France.

Le fantasme absolu.

Arrêter un pénalty de Ronaldo.

Larguer Pogačar dans le Galibier.

Mieux, mettre une branlée à Roger en finale à Wimbledon !


Wesley Pardin n’est pas Monsieur « tout le monde », sportif sur canapé, ou de comptoir si les rades n’avaient pas baissé leur rideau de fer.

Dans l’antichambre bleue depuis sept ans, il a comme tout le monde subi l’hégémonie d’Omeyer pendant une olympiade.

Puis il bossé comme un acharné, quitté la Ville rose avant de prendre l’ascenseur social. Il a grimpé les étages un par un, sans se presser, et c’est à 31 ans qu’il a vraiment eu sa chance.

Dominant en LNH depuis deux ans, il a encaissé l’avènement de Vincent Gérard en équipe de France, sans cesser de croire en son destin.


Une pandémie qui dévaste la planète, du rififi dans le handball tricolore, autant dire que la titularisation du martiniquais contre la Norvège est un quitte-ou-double, si ce n’est un cadeau empoisonné.

Le portier provençal va relever le défi.

Et de quelle manière !

Un match héroïque. Grâce à sa perf XXL, l’équipe renoue avec sa grosse tradition défensive. Celle qui a rapporté tant de titres depuis deux décennies.

Les bleus sont lancés comme des frelons vers une demi-finale qui ne peut plus leur échapper.

Il est assez facile de comprendre la fierté qui a dû être celle de l’enfant du Lamentin…


Une bonne chose pour tout le monde, à commencer par… Vincent Gérard.

Pour exister, le parisien se doit de briller lors du match suivant.

On peut toujours dire que l’Autriche n’est pas la Norvège, que blablabla…

Le parisien relève le défi et finit lui-aussi player of the match !

Une bonne nouvelle pour le staff, qui pourra compter sur deux grands gardiens, à condition de bien les gérer.


Le match contre les Suisses n’est pas une promenade de santé.

Portner fait une bonne prestation, et Andy Schmid fait ce qu’il veut.

Un récital de passes et de tirs, que la défense française admire avec trop de respect.

Et puis d’un coup, crac !

La fissure.

Pas sur le parebrise, mais Wesley Pardin se pète le genou.

La grosse cata !


Le match continue sur un faux rythme, jusqu’à la 55e.

23-23.

Décalage d’école sur Abalo qui dispose d’un tiers de zone : énorme arrêt de Portner.

Sale temps, la patrie est en danger.

Deuxième décalage, toujours sur Abalo, …qui marque.

Face à face Vincent Gérard-arrière droit; arrêt mastodonte au premier poteau.

Troisième décalage, toujours sur Abalo, …qui marque.

Deuxième face à face Vincent Gérard-arrière droit : arrêt mastodonte au premier poteau.

25-23, il reste 30 secondes et les choses semblent pliées.

But de Sidorowicz.

25-24.

Arrêt de Portner sur Richardson.

Balle d’égalisation pour Ben Romhdane, qui échoue sur Vincent Gérard.

Coup de sifflet final.

Ouf !


Une histoire de bonhommes dans le money-time.

Un 2/2 d’Abalo après un échec sur un Portner déchaîné.

Un 3/4 de Gérard.

Un café, l’addition…


Une addition un peu salée pour Wesley Pardin.

Rupture du ligament croisé antérieur !

Ce foutu croisé, celui qui pourri la vie de tant de handballeurs…

Bon courage Wesley, et bienvenue à Capbreton.

On espère te revoir le plus vite possible…




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